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Historique |
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Plus d’un
siècle de vie
Les
origines et les jeunes années
Prévoyaient-ils
un si long avenir, ces hommes, une poignée –
au sein desquels bien sûr des champions confirmés
– qui, au début de l’année
1890, le 3 mai, se séparaient de la société
mère, « les Régates Lyonnaises »
et, forts de leur union étroite – au demeurant
aussi de la propriété de leur matériel
– fondaient le « Cercle de l’Aviron
de Lyon », auquel une publication préfectorale
du 24 mai conférait une existence officielle
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1890-1918 |
Sans doute ces jeunes gens, qui se surnommaient la «
Bande d’oies », ne pouvaient-ils, malgré
l’élan de leur âge, se représenter
clairement l’avenir. Leurs efforts étaient
pour « survivre » dans la compétition
avec leurs pairs et ces efforts, bientôt couronnés
d’un succès apparenté quelque peu
au miracle, tendaient à les mettre en état
de participer sans délai aux compétitions
du moment : un bureau constitué, un local de
garage découvert, la nouvelle société
participait dès le premier jour de la même
année à des régates dans la région
; le maillot cerclé bleu-bleu- les couleurs associées
d’Oxford et de Cambridge – faisait sa première
apparition et ne devait plus, depuis lors déserter
les bassins d’aviron, vite popularisé par
des résultats sportifs très honorables
obtenus dès cette première année
(le cercle se classe en 1890 13ème société
française sur 70)
Nougier, Wettengel, Pothin, Defond, fut la première
équipe du Cercle, son palmarès fut tellement
important que le journal « L’Aviron »
lui consacra un article.
Depuis
1893 et jusqu’à la première guerre
mondiale, les équipes du Cercle, malgré
quelques courtes éclipses, se maintiennent au
tout premier plan de l’actualité sportive,
cependant que la nouvelle société affermit
son organisation et développe ses moyens. Dès
1891, elle met sur pied ses premières régates
; en 1901 sera édifié le nouveau garage
: conçu sans mesquinerie, il sera le plus beau
de la région et, très vite, le mieux pourvu
en matériel de qualité.
Sur le plan sportif, une « traversée de
Lyon » à l’aviron est instituée
en 1912. Et c’est la même année que
va naître le match « Lyon-Genève
», première des rencontres annuelles qui
se » sont perpétuées depuis lors
fidèlement jusqu’à nos jours.
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1918-1945 |
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Durant
l’entre deux guerre, le CAL est une société
d’aviron établie et bien gouvernée
qui développe à partir de 1920 ses activités.
En dépit des deuils et des ruines d’un pays
tragiquement ravagé, des régates sont organisées
de nouveau et le palmarès met en évidence
la rapide renaissance sportive de la société.
C’est en ce temps même que le pavillon bleu-bleu
sera tout spécialement à l’honneur
grâce au deux barré formé par Anselme
BRUSA et André GIRIAT, vedettes qui défient
l’analyse technique du temps, champions d’Europe
en 1931, médaillés olympiques en 1932 à
LOS ANGELES, toujours barré par Pierre BRUNET. |
Durant la guerre 1939-1945, l’activité
du Cercle se ralentit, mais maintient malgré
tout une certaine activité sportive, avec notamment
ses éléments les plus jeunes et grâce
au concours multiforme de dirigeants dévoués,
car les difficultés matérielles sont
sévères sur tous les plans.
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De 1945 à nos jours
Les
installations demeurées intactes, malgré
les bombardements aériens de la guerre, les dirigeants
sont en situation de se tourner vers l’avenir
et d’amorcer un développement approprié
des équipements. Dès 1950, des succès
remarquables du Cercle en compétition illustrent
ensemble l’exceptionnelle compétence de
l’entraîneur Arthur DREIFUS, et la valeur
des équipes- un quatre senior champion de France
puis finaliste des Championnats d’Europe.
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1945-1990
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Sous l’impulsion de présidents hors pairs,
tels Charles DIOCHON, René et Charles GIRARD,
la société se développa au travers
d’une intendance, et de moyens logistiques importants.
Le développement des moyens matériels
fut notable, entre autre marqué par la création
d’une machine à ramer, installation qui,
à l’époque, demeurait en France
objet de curiosité (c’était le
deuxième à y être mis en service)
; l’extension des moyens de commodité,
d’hygiène et de culture athlétique
individuelle ; l’achat de véhicules adaptés
aux déplacements du matériel ; de nombreuses
acquisitions de bateaux de compétition de la
meilleure origine.
Simultanément, l’animation, essentielle
au maintien et au développement de l’esprit
de solidarité et de grande camaraderie au sein
de la « famille bleu-bleu », connaissait
elle aussi une période faste ; le Bal annuel
du Cercle – organisé au Palais d’Hiver
– figurait parmi les grandes manifestations
du genre de la saison lyonnaise, regroupant en tenue
de soirée, plus de 800 personnes – cependant
que les grandes Nuits Bleu-bleu, avec une soirée
faste à « Lyon Plage » en apothéose,
faisaient elles aussi figure d’événement.

Les
« trente glorieuses » vont succéder
à « l’âge d’or »
de 1900, aux « années folles »
d’après 1918. Mais des changements généraux
infléchissent la physionomie de la nation,
modifient très sensiblement les usages et les
mœurs ; la cité gagne sur les champs,
le rythme de la vie s’accélère,
les déplacements et les moyens se multiplient
; l’individualisme s’exacerbe et la condition
sociale des femmes se transforme ; l’argent
circule autrement. La vie sportive, et spécialement
celle de l’aviron est englobée dans ces
vastes métamorphoses.
Les tâches de direction se sont amplifiées
et alourdies, les contraintes sont plus rigoureuses,
l’exercice du sport de haut niveau implique
des dépenses croissantes, les rapports avec
les autorités officielles et les organismes
dirigeants sont plus astreignants, en même temps
que les exigences de la vie du club se développent,
sont plus compliquées. Malgré tout,
on notera la continuité d’une gestion
responsable ; il n’a jamais cessé d’améliorer
et développer l’équipement de
la société, tant éléments
fixes que matériels nautique et de servitude.
L’aviron féminin fait une apparition
réussit au Cercle dès 1976 Cette section
va connaître un essor rapide et contribuer avec
honneur, dès 1978 à améliorer
le palmarès de la société.
Le Cercle de l’Aviron a continué, sur
le plan qui demeure sa raison d’être,
à affirmer brillamment sa présence sur
les bassins nautiques, avec les inévitables
variations dans le succès au long des années.
Des nombreuses médailles et titres de Champions
de France ont été acquis par les rameurs
du CAL. Il serait fastidieux d’énumérer
dès l’abord des résultats aussi
nombreux.
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1990- à nos jours |
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Aujourd’hui
Le Cercle de l’Aviron de
Lyon est en pleine expansion. Le nombre des sociétaires
à plus que doublé en une décennie
(bien que l’on comptait pas moins de 900
membres durant les meilleures années de
l’avant guerre), pour atteindre 740 membres
en 2005 (439 licenciés annuels et 301 stagiaires).
Les modes de pratique se sont diversifiés,
depuis quelques années. L’heure est
à la pratique en loisir, et de randonnées
; de nombreux stagiaires et scolaires viennent
également s’initier, pendant la période
des beaux jours aux premières sensations
en bateau. La section loisir du CAL est très
dynamique, et le Challenge des randonneurs de
la FFSA est resté au Cercle depuis 2000.
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L’équipe dirigeante du CAL cherche
à se placer sur tous les fronts, en conciliant
développement des ressources humaines
et matériels et succès sportif
au plus haut niveau. Depuis 1995, entraîneurs
et rameurs ont porté les couleurs du
Cercle sur les plus hautes marches des podiums
nationaux et internationaux (six titres de champion
de France, trois titres de champion du monde
et de nombreux podiums sur les diverses régates
françaises et étrangères).
Des équipes particulièrement remarquables,
des champions d’exception, tel notre paire
internationale Lionel JACQUIOT et Timothé
DE LAGARDE, rameurs élites de l’équipe
de France, ont plus que largement contribués
aux succès du CAL sur les bassins.
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